Salaires, intéressement, héritage : Christelle Thieffinne défend le pouvoir d’achat des cadres

14 septembre 2026 | Actualités

Nouvelle présidente de la CFE-CGC, Christelle Thieffinne alerte sur le tassement des salaires et appelle à des augmentations pour tous. Elle refuse également que les cadres soient davantage mis à contribution par une taxation accrue de l’intéressement, de la participation ou des héritages.


Élue à la tête de la CFE-CGC en juin, Christelle Thieffinne a profité de l’une de ses premières prises de parole pour défendre le pouvoir d’achat des salariés et plus particulièrement la situation des personnels de l’encadrement.

La CFE-CGC alerte sur le tassement des salaires

Pour Christelle Thieffinne, les revalorisations liées à l’inflation et les augmentations successives du Smic ont contribué à réduire les écarts entre les différents niveaux de rémunération.

Une revendication claire « J’assume de dire qu’il faut des hausses de salaire pour tout le monde », affirme la présidente de la CFE-CGC.

Derrière cette question se pose notamment celle de la reconnaissance des qualifications, des compétences et des responsabilités assumées par les cadres et les salariés de l’encadrement.

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Intéressement et participation : préserver le partage de la valeur

Christelle Thieffinne s’oppose également à l’idée de soumettre davantage les primes d’intéressement et de participation à cotisations.

Pour la présidente de la CFE-CGC, lorsque l’entreprise réalise de bonnes performances et dégage des bénéfices, il est légitime que les salariés bénéficient eux aussi de la valeur créée.

Partager les résultats de l’entreprise Pour la CFE-CGC, intéressement et participation constituent des dispositifs de partage de la valeur avec les salariés lorsque l’entreprise fonctionne bien et réalise des bénéfices.
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Héritage : « On leur fait les poches en permanence »

La présidente de la CFE-CGC s’oppose également à une augmentation de la fiscalité sur les héritages.

Elle estime que les cadres contribuent déjà fortement au financement du modèle social et refuse qu’ils soient systématiquement désignés pour supporter de nouveaux prélèvements.

« Derrière, c’est un salarié qui s’achète un pavillon en banlieue » Christelle Thieffinne met en garde contre une fiscalité qui toucherait indistinctement des patrimoines constitués au cours d’une vie professionnelle par le travail et l’épargne.

Comment financer notre modèle social ?

Christelle Thieffinne souhaite maintenir le financement de l’assurance-chômage et des retraites par les cotisations assises sur les salaires.

Pour financer d’autres branches de la Sécurité sociale, notamment les dépenses de santé, elle avance une autre piste : faire davantage contribuer la consommation de produits qui ne sont pas fabriqués en France.

Une piste à approfondir Cette forme de « TVA sociale » appliquée aux produits non fabriqués en France viserait également à soutenir le modèle productif français. Christelle Thieffinne reconnaît toutefois que cette proposition doit encore être travaillée techniquement.
À retenir Hausse des salaires, défense de l’intéressement et de la participation, refus d’une fiscalité supplémentaire sur les héritages : la nouvelle présidente de la CFE-CGC entend défendre la rémunération et le pouvoir d’achat des salariés de l’encadrement, tout en ouvrant le débat sur d’autres modes de financement de notre modèle social.
Pour la CFE-CGC, reconnaître les responsabilités, les compétences et l’engagement des salariés passe aussi par une juste progression des salaires et par la préservation du partage de la valeur créée dans l’entreprise.

Source :
BFM – déclarations de Christelle Thieffinne, présidente de la CFE-CGC.